Nous en avions déjà un peu parlé ici, lorsque l’on créé son entreprise, il est parfois nécessaire de la financer, donc nécessaire de savoir présenter son projet aux banquiers et aux plateformes de financement. Aujourd’hui je ne vous ferai pas un mode d’emploi de « comment présenter et financer son entreprise » mais je vous parlerai plutôt de mon expérience personnelle, ce que j’ai choisi de financer pourquoi, et comment j’ai présenté mon projet…

 

Que faut-il financer ?

 

Il faut d’abord penser à toute la partie administrative que l’on a tendance à oublier, pourtant dans certains cas cela a un véritable coût. Pour ma part, je commence en tant qu’auto-entrepreneur donc pas de frais d’immatriculation. Mais en fonction de la forme juridique choisie, les frais relatifs à la création peuvent varier entre 50 et 800€. Certaines formes demandant l’intervention d’un avocat, notaire, ou expert comptable pour la création ou le dépôt des statuts. Pour les artisans, il ne faut pas oublier le stage obligatoire à la chambre des métiers (environ 250€). Il y a également les frais liés à l’ouverture d’un compte bancaire professionnel, à l’assurance pro etc.

Ensuite viennent les frais de démarrage : la création de son identité visuelle (très très important ça ! Mais on y reviendra plus tard…) l’impression des cartes de visite, du papier à entête, éventuellement de flyers et autres objets de communication. Dans mon cas, étant graphiste, je fais des économies sur l’identité visuelle, mais par contre j’ai choisi d’investir dans l’impression de mes cartes de visites, (un beau papier et peut être même un embossage!). Autre dépense éventuelle : le dépôt de sa marque à l’INPI (comptez 200€) pour ne pas se retrouver avec le même nom que le voisin après 6 mois d’activité !

Et puis le stock de démarrage, (ou la matière première,) et l’outillage. Dans mon cas j’ai besoin de peu de matière première pour la première collection, mais par contre concernant l’outillage, dans un objectif de développement il me faut un certain nombre d’investissement. Sans trop vous en dire, (sinon je risque de gâcher la surprise…) j’ai dispatché l’investissement matériel sur trois ans. J’ai notamment estimé qu’il me faudrait un certain temps avant la création d’un site e-commerce, je l’ai donc prévu pour septembre 2016. De même, j’aimerai un jour investir dans une imprimante risographie, mais faute de place, cela ne sera pas avant 2 ou 3 ans. Ainsi j’ai estimé mes besoins sur les trois prochaines années et leur coût. Mais pour ne pas me retrouver bloqué au bout de 2 ans, sans possibilité d’investissement, j’ai pris en compte l’ensemble de ces coûts au démarrage.

 

Comment le financer ?

 

A partir de là, en combinant, frais administratif, frais de démarrage, d’outillage, et charges (charges sociales, commission paypal etc…) j’ai établi un plan de financement ! J’ai déterminé l’ensemble de mes besoins et de mes ressources (je vous rassure, je n’ai pas fait cela toute seule, voilà toute l’importance d’un organisme d’aide à la création comme la BGE) Nous avons donc établi, qu’il me faudrait un apport personnel, un prêt bancaire, un prêt à taux 0, un prêt NACRE, auxquels s’ajoutent les différentes subventions (Le CLAP de la mission locale, et le CAP jeune de la plateforme NordActif).

 

Le Marathon des présentations

 

Et là c’est le branle bas de combat ! Un véritable marathon des présentations. On accumule les rendez vous à la banque (trois banques différentes dans mon cas). Puis commission pour la subvention CLAP, commission pour le prêt d’honneur à Initiative Lille métropole sud… Seul répit, la présentation du projet lors de la commission NordActif pour le CAP jeune et le prêt NACRE est réalisée par un conseiller. Bien entendu, chaque passage de commission est précédé de plusieurs rendez vous. Bref, j’ai passé pas moins de 10 présentations de projet…

Dans le prochain épisode je vous expliquerai comment j’ai anticipé ces présentations et comment cela se passe. Je n’ai pas voulu vous surcharger d’informations, se sera donc dans le prochain article dès mercredi !