Première édition des jeudis graphiques !

L’idée est simple, je partagerai ici certains jeudis, mes dernières découvertes en termes de graphisme, il peut s’agir d’un studio, d’un atelier, d’un bureau de graphisme, d’un mouvement, ou encore d’une technique particulière. Au delà de parler d’Elcid, je met un point d’honneur à partager mes sources d’inspirations, et mes découvertes afin que ce blog ne soit pas à sens unique, mais bien une plateforme d’échange et de découvertes pour tous, amateur ou non de graphisme.

 

Et aujourd’hui je vous parle de Maximage, c’est parti !

 

Maximage Société Suisse, est un projet collaboratif initié en 2009 explorant les nouvelles technologies, les erreurs et les émotions dans le processus créatif. Travaillant sur commande ou à partir de travaux personnels, Maximage est composé de Simon Haenni, Jean Angelats, Pietro Castano, Guy Meldem, et du duo David Keshavjee et Julien Tavelli. Ces derniers opèrent depuis la fin de leurs études à L’ECAL, école d’art de Lausanne, en 2008.

Ils se distinguent par une approche très expérimentale du graphisme dans l’impression et les couleurs. Ils explorent les erreurs et les aberrations dans le processus de créations et tendent à les accepter comme une nouvelle forme d’esthétique. Pour cela, ils combinent généralement les techniques dites High-Tech et Low-Tech, autrement dit, ils utilisent des techniques de créations ou d’impressions très pointues habituellement entièrement informatisées mais sur lesquelles ils interviennent manuellement.

 

Brochure Super-Litographie par Maximage

Brochure Super-Litographie par Maximage
Super-Litographie par Maximage

Dans le projet Super-Lithographie, le duo décompose l’impression offset et réinvente un processus de création. Alors que les plaques offset sont généralement créées entièrement à partir d’un fichier informatique, les designers vont choisir d’intervenir manuellement durant la fabrication. Ils emploient directement sur la plaque des révélateurs chimiques, des techniques de gravures, ou de marquages thermiques. Un mélange rafraîchissant et sensible, redonnant toute puissance aux gestes manuels dans ce jeu de composition.

Pour une des pochettes d’album du groupe « Honey for Petzi » seule la typographie a été informatisée, le reste du visuel se base sur des principes d’additions et de soustractions d’encre offset.

 

Pochette d'album Honey For Petzi par Maximage
Maximage pochette Album Honey for Petzi

Pour les Impressions magiques, le duo choisi de composer les plaques entièrement à la main et de ne pas faire intervenir de fichiers numériques. Ils expérimentent alors toute sorte d’outils, du scotch, des autocollants ou encore des lames de rasoir. En résulte une brochure, fonctionnant comme un répertoire de forme,

 

Brochure les impression Magiques par Maximage

Brochure les impression Magiques par Maximage
Les impressions magiques par Maximage

Je trouve fascinante cette manière de se réapproprier des techniques industrielles pour créer ses propres outils, et ses formes. Ces principes permettent de travailler en série, tout en ayant un aspect unique dû aux aberrations ou erreurs d’impressions. L’unique dans la série est une notion qui revient régulièrement dans mon travail, et j’ai pour but de l’exploiter encore davantage dans mes collections à venir.

Je ne vous ai parlé ici que d’une petite partie du travail de Maximage, ils ont également produit des typographies, des affiches et des éditions, alors si leur projet vous intéresse, je vous invite à découvrir cette conférence, vous pourrez y voir une démonstration de leur processus :

 

www.maximage.biz

À très vite, pour un prochain jeudi graphique !